Que mangent les carabes comme le Carabus auronitens ou le carabus problematicus ? Le Carabe à reflets d'or et le Carabe problématique : les vélociraptors des coléoptères...
Ces très beaux insectes sont somme toute assez communs, pourvu que vous disposiez à proximité de chez vous de vastes forêts et que votre région ne soit pas trop polluée par les pesticides. Dans le cas contraire, leurs populations sont souvent anéanties. En automne ou en hiver, on peut les trouver en forêt, comme beaucoup d'autres espèces voisines, aux couleurs variées, sous les vieilles souches, sous les pierres, et en soulevant les écorces des arbres morts tombés à terre. Plus rarement, en été, on les aperçoit dans la journée en sous-bois lorsqu'ils chassent. Ils sont si rapides qu'il faut être prêt, un petit flacon de verre à la main pour les attraper avant qu'ils ne s'enfuient. Si vous avez sur vous une loupe, regardez-les bien, ce sont de véritables bijoux ambulants. Surtout, relâchez-les après observation, ce sont des insectes très utiles ! En effet, sous des dehors innofensifs, avec leurs jolis reflets de boule de sapin de Noël, ces insectes sont de terribles prédateurs, des chasseurs impitoyables. Et que mangent-ils au juste ? Quelque chose que vous n'aimeriez pas... à moins d'aprécier la bave gluante ! Et oui, l'ordinaire du carabe est constitué de limaces visqueuses, d'escargots croustillants, de vers qui se tortillent sous les mandibules. Si votre jardin est victime des attaques voraces des mollusques, quelques Carabes seront bien plus efficaces que n'importe quel produit chimique polluant, la beauté en plus. En haut, le Carabus Auronitens, que l'on peut parfois confondre avec le célèbre Carabus Auratus, le Carabe doré, ou Carabe des jardins. Il s'en distingue par son thorax rouge vif, alors que celui du Carabus Auratus est entièrement vert-bronze. Les couleurs du carabe doré sotn par ailleurs moins vives, plus proches du bronze patiné que du vert émeraude, comme celui-ci. Ces deux carabes présentent la particularité d'avoir des côtes primaires très marquées, trois par élytres. Ce carabe est très courant en forêt, quoique moins qu'autrefois. Par contre, son compère des champs, Carabus Auratus, que l'on trouvait souvent dans les années 1970 sous les pierres des jardins potagers, est malheureusement aujourd'hui en forte régression. En bas, Carabus Problematicus, un carabe excusivement forestier comme le précédent, reconnaissable à ses élytres discrètement "chagrinées", aux côtes primaires peu visibles, et à sa carapace aux reflets bleu intense sur fond noir. Ces deux carabes, comme tous les carabidae français, mesurent en moyenne 3 cm de long. Lors de vos observations, prenez garde à ne pas les approcher trop près de votre visage, car ils projetent lorsqu'on les agresse un liquide défensif irritant pour les yeux, sans danger, mais piquant : l'acide butyrique.Les insectes étant classés en "ordres", les coléoptères en constituent le plus important. On en connait plus de 400 000 espèces, et à eux seuls, ils représentent un bon tiers du monde animal. Le Scarabée sacré, le Lucane cerf-volant, la Coccinelle, le Carabe, le Dytique, le Doryphore comptent parmi les plus connus. Le mot Coléoptère a des origines grecques : Koleos = étui, Pteron = aile. En effet la première paire d'ailes, rigides, appelées "élytres", protège comme le couvercle d'une valise une deuxième paire d'ailes beaucoup plus fines, qui sont celles qui permettent à ces insectes de voler. Chez les carabes, ces ailes sont toutefois atrophiées et ne servent plus à rien, car ces insectes sont excusivement terrestres, à l'exception de quelques espèces. Article par Pierre-Olivier TemplierImprimer cet article...
Pour en savoir plus sur ce sujet, voir aussi :Comment les insectes comme les carabes résistent au froid et au gel de l'hiver ?
Biologie des carabes de france - de l'oeuf à l'insecte parfait en passant par la larve et la nymphe.
Le scarabée sacré ou Scarabaeus sacer, un rouleur de boule amateur de crottin.
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